Une histoire de famille et de mâles entendus, donnent naissance à Valiumvalse
l'orchestre vaudou du sud... de l'Alsace.
Dans la grande tradition des groupes de rock du monde entier, Valiumvalse a des origines modestes faites de répétitions entre potes pour préparer la fête de la musique 1991 à Mulhouse. À l?époque, le trio familial guitare-basse-chant de Seb, Phil et Steph chantent en hommage à un ami disparu qui inspirera le nom du groupe. Un drame qui marque les débuts du groupe au son des Stones, du «Vesoul» de Brel ou de «l'opportuniste» de Dutronc. Guitares désaccordés et distordues et déjà une première composition: «le Tango pour Vladimir».
Nico, le batteur «Hendrixien» du groupe, rejoint Valiumvalse en 1995. Il fait un peu de place dans sa cave et donne un local de répétition au quatuor En trois ans et une cinquantaine de concerts, Valiumvalse se construit un répertoire résolument orienté vers la création. La méthode Valiumvalse est fixée et ne changera plus: Stéphane écrit les premiers textes tandis que les musiques sont signées collectivement. Le groupe s'offre quelques reprises ("Gaby" de Baschung ou «un clair de lune à Maubeuge» de Bourvil façon Mano Negra) mais les quatre musiciens cherchent avant tout à créer de nouvelles chansons. Une quête de nouveauté qui va de pair avec un désir d?associer d'autres couleurs au son rock des origines.
C'est chose faite en 1998 lorsque Jack et ses percussions africaines rejoignent le groupe. L'artiste peintre est un transfuge des groupes mulhousiens «bande de Naze» et «Fred et les anges» (alias Fred Poulet). Valiumvalse lorgne du côté du reggae et du ska, le rock se fait alternatif tout en laissant une place de choix à la valse et au tango. Les textes s'affûtent, le groupe est à la recherche d'un son et d'une démarche de plus en plus personnels, pour s'inscrire avec originalité dans le paysage de la chanson française. Deux ans plus tard, un premier album autoproduit récompense les efforts du groupe. L'album Bleu éponyme (Valiumvalse) est déjà dans la droite ligne de ce qui va désormais être la marque de fabrique de Valiumvalse : on commence à y entendre une poésie certaine et une orientation musicale d'une grande diversité d'influences.
Le groupe sait déjà que c'est sur scène qu'il fait la différence. Le groupe est né en "live" et ça se sent. La musique, les chants et autres performances scéniques sont de plus en plus festives et le délire est communicatif. Entre 2000 et 2002, la famille de Valiumvalse s"agrandit encore avec les arrivées du bandonéoniste Ludwig et de Hugo, sonorisateur puis manager. Les premiers concerts dans le grand est et le sud de la France (Ardèche, Aix-en-provence, Montpellier) permettent alors aux musiciens de peaufiner un répertoire de deux heures de chansons «libres et festives» qui gagnent le public. La rencontre décisive a lieu en 2003. Sébastien Troendlé créé le Label PST (Strasbourg) et propose une première signature discographique au groupe. «La totale» enregistré en condition "live" et mixé à Bâle (Suisse) est le résultat de deux années de route et de concerts en tous genres. Ce premier album, largement relayé par France Bleu Alsace et distribué nationalement par Mosaïc Music distribution (Toulouse), s'est vendu à deux milles exemplaires. Les concerts s'enchaînent dans les plus grandes salles et théâtres de la région.
«La Dêche» (2005) est le deuxième album de Valiumvalse, autoproclamé «orchestre nomade du sud de l'Alsace». De ses origines rock, le groupe a gardé le noyau musical basse-guitares-batterie et un amour de la scène et du public.
Le bandonéon et les percussions africaines ont donné une couleur plus latine, plus chaude à cet album sans frontières. Du tango au zouk en passant par la valse, le ska et le reggae, Valiumvalse a un pied sur chaque continent.
Le groupe interrompt sa collaboration avec Hugo, tout en gardant la démarche que le manager voulait mettre en place : se structurer de manière plus professionnelle.
L'association «la grande roue» voit véritablement le jour et permet à Valiumvalse de se structurer.
L'heure est venue de préparer un troisième album.
Musicalement le groupe a trouvé sa marque de fabrique, mais les arrangements musicaux restent ceux du début et les retours du public et des médias est clair : Valiumvalse reste un groupe live, on ne retrouve pas la même énergie sur leurs deux premiers disques.
Sébastien Troendlé, qui devient musicien à part entière dans le groupe prend la direction musicale et décide de produire un troisième album.
Les compositions et les textes restent toujours signés Valiumvalse mais les influences s'élargissent. Une vaste période d'un an de travail minutieux commence en janvier 2007. Au départ les idées de Sébastien bousculent les habitudes sonores du groupe, mais à l'arrivée les compositions s'affutent.
Le Noumatrouff (salle de musiques actuelles de Mulhouse) s'associe à la démarche de développement du groupe. Pour passer à l'étape supérieure les musiciens prennent en main le projet dans sa globalité (tourning, promotion, diffusion) en s'entourant «d'aides» discrètes mais précieuses: Lorenzo (sound designer), Jicé (myspace), Nathalie (Musicmachine), Romain (graphisme)...
La douloureuse décision de se séparer de Nico, membre fondateur, marque une nouvelle étape avec l'arrivée d'Eduardo Simonato à la batterie.
En mars 2008 le groupe entre en studio. Le choix se fait du côté de la Suisse, au Greenwood studio de Glen Miller. Si l'on vous parle de l'album «Sticky Fingers» des Rolling Stones? C'est lui qui a masterisé l'album en 1971.
Des cuivres, un violon, une viole de gambe, des ondes Martenot, ainsi qu'une choriste, viennent s'ajouter aux compositions : pas moins de 17 titres vont figurer sur «le tango des gangsters» dont la sortie est annoncée au 10 novembre 2008.
La rencontre avec Robert Walter permet à l'album de s'habiller d'une illustration originale de Tomi Ungerer!
La résidence au Point d'eau d'Oswald, en novembre 2008, va permettre de mettre en scène le nouveau spectacle : «association de malfaiteurs tour»...
